02 octobre : souvenirs de l’Altriman 2021

Voilà, cela fait bientôt trois mois que l’évènement a eu lieu et voici un petit résumé… agrémenté de quelques photos et du reportage officiel qui vient se sortir…

 » Le 17 juillet , j’ai eu la chance de participer au triathlon de montagne des Pyrénées « Altriman ». Plus qu’un triathlon, c’est avant tout une aventure physique et humaine absolument exceptionnelle. Déjà être présent sur la ligne de départ, à 5h 30 du matin, quand il fait encore nuit, au bord du lac de Matemale , dans les Pyrénées Orientales ( Station des Angles), à 1500m d’altitude est un exploit ! »Les folies sont les seules choses que l’on ne regrette pas » , voilà l’adage de cette épreuve. Quand je m’y suis inscrit, c’était en février. Je pensais alors que je pourrais m’entrainer assidûment en vélo en montagne , dans les Alpes à « faire du déniv » . Mais la situation sanitaire n’a empêché de le faire, comme je l’espérais. En effet, le parcours vélo , grandiose, est long de 200 km et accuse un déniv + de plus de 5000 mètres, avec une succession de cols, dont le redoutable col de Pailhères , vers le 90ème kilomètre. Certes, je ne voulais pas me désinscrire et malgré tout, en adaptant ma vision des choses et  mon état d’esprit, je me suis dit que y participer , c’était déjà une belle perf et découvrir la région aussi! Alors, j’ai certes fait beaucoup de sorties vélo en Ardennes Belges ( dont une cyclomontagnarde de 210 km près de Malmédy – voir page actus 2021), au Grand Duché de Luxembourg et dans les Vosges ( les 3 Ballons, le 1 juillet, soit 15 jours avant la compét, voir page actus 2021…) …. En natation, j’ai pû m’entrainer comme il faut, à la piscine du Grand Large à Mons, puis à la carrière de Maffle en eau libre, avec de longues sorties en endurance à 4000m.En course à pied, entrainements insuffisants, les compétitions n’ayant pas lieu en Belgique ( ou au minimum en virtuel, mais ce n’est pas la même chose…). Alors, je suis allé quand même sur place voir cette ambiance si particulière et je n’ai pas regretté! Un triathlon convivial, sans fioriture , sans label ironman, bien rôdé, 13ème édition. Et une météo vraiment idéale somme toute, pas trop chaud, du vent oui, mais modéré.. Froid le matin, quand à 5h30, on se lance dans l’eau à 18°c du lac de Matemale, il fait à peine 8°c. IL fait encore noir, quelle ambiance, c’est un peu stressant, mais il y a 300 participants pour faire 3, 8 km en 2 boucles. Des fumigènes sont allumés , la musique de Europe « The final countdown » est lancée. Incroyable, émouvant.. Après une envie très courte de renoncer après 50 mètres!,  je prends gentiment un rythme de croisière qui me permettra de terminer en 1h29′, quelque peu refroidi…heureusement, j’avais mis de l’huile chauffante sur les mains, les pieds, le cou, dépassant de ma combi! Mais bon, on sort quand même transi, tremblant de tout son long! Assister au lever du jour sur les montagnes du coin en étant dans l’eau donne une saveur particulière. Le redoutable brouillard qui enveloppe parfois le lac ( cfr en 2016 ce qui s’est passé pour les triathlètes perdus dans le lac!…) n’était pas présent, sauf peut-être un peu à la fin, mais sans excès . Après la sortie de l’eau, il faut vraiment se sécher le plus possible, prendre le temps de mettre son corps au chaud car à 7 h du mat, il fait bien froid . On va d’abord faire une boucle d’une cinquantaine de kilomètres avec les cols de la Quillane et surtout le col de Creu , vraiment dur. On rejoint Formiguères pour une longue descente vers Axat , avant d’entamer cette redoutable montée du col de Pailhères ( 15 km à 8 % de moyenne, passages à 10 % )par Usson les Bains et Mijanes. Un ravitaillement bien approprié et encourageant y est installé  ( à Mijanès). Mon mal de dos qui s’était invité les semaines précédentes se réveille à nouveau. Ma décision est prise , c’est au sommet du col, vers le 90ème kil que j’arrêterai raisonnablement. La vue est imprenable de là-haut, je suis vraiment content de l’avoir fait, mais je me sens fatigué. La suite sera un retour en voiture balai ( avec d’autres cyclistes…) en empruntant une bonne partie de la suite du parcours , que j’ai l’occasion donc de découvrir, il est somptueux mais parsemé de montées, cols, descentes… La  barrière horaire pour déposer le vélo à Matemale est fixée à 19heures… Et bien, il faut être malgré tout fort pour terminer dans les délais et pour pouvoir entreprendre la course à pied en final! De la course à pied, parlons-en, du trail plutôt… 42 km en 2 boucles de 21 km avec 800 m de D+ au total. Quand on pense que le premier homme à mis 13 heures et qu’il y 52 % de finishers ( 148 sur 300) ! Mais cela reste pour moi un excellent souvenir. La question est : le tenterais-je à nouveau?!! Affaire à suivre… »

Jean-Luc

Voici quelques photos

Voici le film officiel

 

 

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