Courses montagne

Courir en montagne, voilà encore une discipline très particulière qui associe le goût de l’effort et le contact avec la nature , les magnifiques paysages de montagne. La difficulté d’une telle course réside dans de nombreux critères : la longueur, la dénivellation, la qualité des sentiers mais aussi les conditions climatiques.Les écarts de température, l’irradiation solaire intense intensifiée par l’altitude, le vent, le brouillard et parfois la tempête, font de telles courses des épreuves non seulement d’endurance mais aussi de robustesse et d’équilibre.

Elles foisonnent dans tous les massifs au relief escarpé : les Ardennes ( les crêtes de Spa) , les Vosges ( le trophée des Vosges regroupe une vingtaine de courses recensées en petite, moyenne et longue distance, parmi lesquelles les Crêtes Vosgiennes, la Montée du Grand Ballon ), les Alpes pour ne citer que quelques montagnes.

Ainsi, dans le massif alpin en France , on peut citer la 6000 D dans la Tarentaise à La Plagne, la montée du Nid d’Aigle à St-Gervais, le marathon du Mont-Blanc. En Suisse, figurent de très belles courses telles le marathon des Alpages , Thyon-Dixence et l’incontournable Sierre-Zinal.

J’ai eu l’occasion de participer 18 fois à Sierre-Zinal . Infos sur http://www.sierre-zinal.com/

  • Profil de Sierre-Zinal
  • Sierre -Zinal 2013
  • Avec Kilian Jornet, Sierre-Zinal 2015
  • Avec Jean-Claude Pont, Sierre-Zinal 2016
  • Sierre-Zinal 2017

Voici un résumé de la course du Dimanche 14 août 2016

“Ce dimanche se déroulait Sierre-Zinal. Toutes les conditions étaient réunies pour faire de cette 43ème édition une pleine réussite : grand beau toute la journée, avec une petit vent pour atténuer la chaleur bien marquée. Toutes catégories confondues, le nombre de 4000 participants a été atteint cette année, encore un record. Et encore une fois, l’organisation a dû refuser du monde : plus de 2500 pour les marcheurs qui partent de Sierre de nuit, à la frontale, à cinq heures du matin et 1500 pour les coureurs prêts à en découdre à 9 heures et demi du matin. Sierre-Zinal est bien la course de montagne de référence qu’il faut avoir fait au moins une fois dans sa vie! Du premier au dernier, le mérite est là. Et la récompense de franchir cette ligne d’arrivée, à Zinal, au bout de 31 km et de 2200 mètres de dénivellation positive, 800 en négative. Avec entre les mains, cette précieuse médaille sur laquelle est gravée un des cinq sommets de 4000 mètres qu’il est possible de voir et d’admirer durant le parcours. “Courir dans une cathédrale”, comme aime le souligner l’organisation, à juste titre d’ailleurs au vu du décor grandiose et immense dans lequel nous évoluons. Courir est certes un grand mot car , quand on doit prendre l’essentiel du dénivellé positif au début par une montée raide de près de 1300 mètres qui débute immédiatement après le départ à Sierre et se termine à Ponchette et Chandolin, la marche accélérée dans cette partie boisée est plutôt bienvenue. Unanimement, cette montée , longue de 7 km, est éprouvante , tant sur le plan musculaire que cardiaque. A la sortie des bois, on arrive à Chandolin à 2000 mètres d’altitude. Si l’on n’a pas un minimum d’acclimatation , la respiration est difficile. Les muscles sont raides. Là, il reste alors plus de 20 kilomètres à parcourir , à plus de 2000 mètres d’altitude, en empruntant tantôt des larges allées , tantôt des sentiers d’alpage en balcon sur la vallée. Ces sentiers sont souvent des monotraces où il n’est pas toujours facile de se dépasser, même si certains tronçons ont été réaménagés cette année. Que d’encouragements aussi sur le bord des sentiers, lorsqu’on traverse Chandolin, Tignousa et ou quand on arrive, le souffle court, au point culminant du parcours, vers 2400 mètres, à l’hôtel Weisshorn. . A Barneuza, au dernier ravitaillement, il reste alors quatre kilomètres de descente… les jambes vont encore souffrir. Au bout des 500 derniers mètres, l’arrivée dans les rues de Zinal …. La médaille dans les mains… l’Obergabelhorn est mis à l’honneur cette année. Pour ma dix-septième participation, je termine en 4 h 39′ 35″ , au bout d’une belle course bien gérée au niveau de l’effort et sans excès. Chez les hommes, victoire de l’Erythréen Petro Mamu en 2h33’38” et le l’Allemande Michelle Maier en 2 h58’40”. Merci Jean-Claude Pont, l’organsiateur qui passe maintenant le relais, pour tout ce que tu as fait et que j’ai pu rencontrer la veille du départ.”